[Critique Ciné] Godzilla (avt 1ère)

godzillaRéalisé par: Gareth Edwards
Avec:
Bryan Cranston, Ken Watanabe, Aaron Taylor-Johnson
Durée: 2h03

Bande Annonce:

Résumé:
Godzilla tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l’humanité semble impuissante… (source: Allociné)

Mon Avis:
Figure emblématique du cinéma japonais
depuis les années 50 et Monstre parmi les Monstres, Godzilla fait son grand retour au cinéma dans un film à la hauteur de sa majesté Kaiju.
C’est sous la caméra de Gareth Edwards (à qui l’on doit Monsters) que Godzilla reprends du service afin de fêter ses 60 années d’existence. On  peut dire que l’occasion à vraiment inspiré le réalisateur car il nous livre ici un film qui rend à la fois hommage aux 1éres aventures du monstre tout en l’intégrant de façon convaincante à notre époque.
Exit donc la version « Emmerich » de 1998, Godzilla reprend cette fois la place qui lui est du, celle de protecteur de la Terre. En effet il est présenté ici comme le « Prédateur Alpha » dont l’unique but est de traquer, combattre et détruire toute forme de vie menaçant la planète. Ces formes de vie, ce sont les M.U.T.O, des créatures hybrides et titanesques qui se nourrissent des radiations nucléaires.
On retrouve d’ailleurs dans le film d’Edwards toute la symbolique autour du nucléaire qui fut à l’origine de la création de Godzilla en 1954 dans un Japon toujours marqué par les frappes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki. Ici ce sont les essais nucléaires dans le pacifique mais aussi la catastrophe de Fukushima qui inspirent le réalisateur, servant ainsi de point d’encrage dans l’histoire contemporaine ce qui, il faut bien le reconnaitre, est plutôt ingénieux et fonctionne à merveille.
De ce fait, malgré un scénario finalement assez classique pour un film du genre (les humains dépassés par les événements veulent tuer tous les monstres à coup de missiles nucléaires surpuissant) ce Godzilla 2014 bénéficie d’un background scénaristique tout à fait cohérent avec notre époque.

na_conrad_stills_021114_full_r709_grd02_00006.tifZé cru voir un gros lézard!

Blockbuster Hollywoodien oblige, attendez vous à en prendre plein les yeux et les oreilles. Ce Godzilla 2014 est absolument dantesque et joui à la fois d’une mise en scéne aux petits oignons ainsi que d’effets spéciaux aussi démesuré que fabuleux sans pour autant tomber dans la facilité du « tout action ».
Le choix opéré par Gareth Edwards pour son film est assez simple: dépoussiérer le genre sans pour autant le dénaturer. Un pari assez osé que le réalisateur réussi pourtant haut la main. Ainsi les références visuelles au Godzilla des années 50 sont flagrantes. Design du monstre, sa façon de se déplacer et même la chorégraphie des combats, tout ou presque est empreint d’une certaine nostalgie de la grande époque des « Kaiju Eiga » (ou films de monstres).
A cela le cinéaste ajoute une bonne dose de cinéma « popcorn » avec des effets spéciaux en veux tu en voila offrant des scénes à couper le souffle (le parachutage au dessus de San Francisco en est le parfait exemple). Les combats ne sont bien entendus pas en reste et quoi que peu nombreux, ils sont à l’image du film entre hommage et modernité. Mention spécial pour le final qui est absolument jouissif. Ainsi le spectateur se retrouve devant un film tout ce qu’il y a de plus hollywoodien avec tout les clichés qui vont bien (ah les braves soldats américains toujours prêt à se sacrifier pour la patrie) sans pour autant oublier de respecter si ce n’est de sublimer l’œuvre originale. A cela vient s’ajouter une bande son discrète mais efficace (toujours et encore la scéne du parachutage)qui repose tout de même essentiellement sur les cris des monstres ainsi qu’une 3D qui n’apporte rien de plus au film et qui par moment s’est révélée plus dérangeante qu’autre chose.

GODZILLACette scéne est à l’image du film: visuellement parfaite.

Du coté des acteurs il n’y a pas grand chose à redire si ce n’est que tous trouvent parfaitement leur place dans le film. Chacun poursuit son « aventure » de son coté mais tous gravite autour de Godzilla et des M.U.T.O qui restent constamment le centre de l’attention et ce sans pour autant être présent à l’écran. C’est d’ailleurs l’une des forces de ce film, faire des monstres et de Godzilla en particulier des acteurs à part entière. Il est fort appréciable de voir comment ce dernier est « humanisé » au travers de rictus et autres mimiques donnant l’impression qu’il exprime des sentiments. Difficile par exemple de ne pas ressentir un énorme « C’EST QUI LE PATRON!!! » au moment ou Godzilla pousse son rugissement après avoir défait son adversaire … rien que de l’écrire j’en ai des frissons XD.
Gareth Edwards réussi donc le tour de force d’imposer son monstre comme réel personnage principal du film tout en donnant ce qu’il faut d’importance aux autres personnages. Si certaines intrigues sont traitées de façon très juste (l’histoire d’amour notamment … on est bien loin des niaiseries à la Spiderman), d‘autres auraient méritées d’être un peu plus approfondies. Je pense en particulier au Docteur Serizawa (Ken Watanabe) qui est un poil trop discret à mon gout et dont les motivations restent trop peu dévoilées.
Les couples Bryan Cranston/Juliette Binoche et Aaron Taylor-Johnson/Elisabeth Olsen fonctionne plutôt bien et assure une totale justesse dans leurs rôles respectifs. En ce qui concerne l’acteur Aaron Taylor-Johnson, on est bien loin du gringalet qui incarnait Kick Ass, l’acteur est absolument méconnaissable en G-I bodybuildé.
Un mot rapide sur la vf qui est somme toute correcte mais qui offre des dialogues en japonais totalement risible … messieurs il faudra revoir vos accents XD.

Godzilla02« C’EST QUI LE PATRON?!!! »

J’attendais avec impatience ce reboot/remake de Godzilla et franchement je n’ai pas été déçu. Tout est brillant dans ce film et bien que Gareth Edwards manque d’expérience dans le domaine des films à gros budget (son précédent et unique long métrage « Monsters » à eut un budget dérisoire) il prouve ici à tous qu’il est tout à fait capable de faire des prouesses derrière la caméra.
Guillermo Del Toro avait ouvert la voie avec son « Pacific Rim » et Gareth Edwards finit tout simplement de réhabiliter les films de monstres avec ce Godzilla qui malgré son style très différent, reste maitrisé de bout en bout.
Bref si vous ne savez pas quoi faire ce week-end, foncez au cinéma voir ce film car c’est la sortie ciné à ne rater sous aucun prétexte!

GODZILLAOui il y a quand même un peu de kitsch dans cette version 2014.

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