[Test] Soulcalibur 5


Ne m’étant pas réellement plongé dans un Soul calibur depuis extrêmement longtemps ( mis à part les 2 premiers, je n’ai que survoler les autres) j’attendais avec impatience ce nouveau volet de la série de Namco (que j’ai toujours préféré à Tekken allez savoir pourquoi XD). Après une petite semaine passé dessus et alors que j’ai à peu prés fait le tour de tout les modes de jeu, je peux maintenant vous donner mon avis sur ce nouvel épisode de la saga, véritable monstre sacré de la baston 3D nouvelle génération.

Le destin d’un frère et d’une sœur

Techniquement parlant, l’équipe de Namco à fait du très bon travail sur ce nouvel épisode de la série des Soulcalibur. Le jeu est plutôt joli graphiquement et on sent qu’un réel travail a été fourni pour que le tout soit parfaitement cohérent. La modélisation des personnages est très réussie et offre un rendu très détaillé des plus agréable à l’œil, les armures sont étincelantes alors que les tissus et autres fourrures n’ont jamais semblé aussi soyeux. Les arènes ne sont pas en reste et bien qu’assez peu nombreuses (on en fait assez vite le tour) elles ont également bénéficiés d’un traitement de faveur.  Chacune prends place dans un environnement qui lui est propre et de nombreuses animations viennent parsemer les différents combats. Des combats qui sont d’ailleurs très rythmés et qui en mettent plein les yeux grâce à des effets de lumières particulièrement réussi  et qui malgré un côté très « tape à l’œil » ne rendent jamais l’action incompréhensible.
La technique quasi irréprochable du titre n’empêche pas la présence de petits défauts qui même s’ils ne constituent pas un réel handicap pour le jeu restent cependant gênant. Ainsi il n’est pas rare de constater quelques bugs d’affichages sur les personnages souvent liés à leur tenue et aux accessoires qu’ils portent  (le fourreau qui rentre dans le ventre de son porteur…). Ce qui est à mon sens le plus gênant concerne la taille des arènes et le fait qu’il n’y est finalement que très peu d’interaction avec ces dernières. Le « ring out » est peut être un élément historique de la saga, il n’en reste pas moins frustrant surtout quand il y a matière à agrandir les arènes comme c’est le cas par exemple dans la série des Dead or Alive. D’ailleurs les développeurs ont très certainement hésité à choisir ce système plutôt que celui des rings out car il possible sur certaines arènes de changer de lieu mais cela très minoritaire.

De jolis effets de lumières mais des arènes trop petites

Ceci mis à part le jeu reste très agréable à jouer même si pour ma part j’ai eu un peu de mal à me remettre dans le bain. En effet le gameplay étant un poil trop rigide, il rend la prise en main de certains personnages assez difficile surtout pendant les 1éres parties. Après 1 ou 2 heures de combats on commence à prendre le pli et il ne faut pas tellement plus longtemps avant que les automatismes ne reviennent. En débutant et normal l’IA ne posera absolument aucun problème même aux joueurs moyens mais cela devient tout de suite plus compliqué quand on passe à la vitesse supérieure. Ainsi face à une IA dite « expérimenté » vous aurez la plupart du temps l’impression de vous heurter à un véritable mur,  le personnage adverse se réfugiant derrière une garde quasi parfaite qu’il sera assez difficile de briser. A d’autres moments vous aurez la désagréable impression que la machine « lit » vos mouvements tant le moindre de vos assauts se retrouve irrémédiablement contré et  quasi obligatoirement suivi d’une copieuse punition qui consiste à matraquer votre personnage soit dans les airs soit au sol. Il ne sera donc pas rare de voir son personnage littéralement explosé suite à un assaut raté et cela devient d’autant plus inévitable quand en face de vous se trouvent des personnages comme Xiba, Siegfried, Pyrrha, Patroklos ou encore (et surtout) Nightmare. Rassurez-vous cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune chance de victoire car malgré tout il vient toujours un moment ou l’IA semble comme paralysée vous laissant placer la majorité de vos coups. D’une manière générale le niveau de l’IA est assez inégal mais en « intermédiaire » elle devrait convenir à une grande majorité de joueurs.

Nightmare risque de devenir votre pire cauchemar

Si en termes de graphisme et de technique le jeu est globalement réussi, c’est à mes yeux en termes de contenu qu’il n’est pas suffisamment convaincant.
Les différents modes de jeu sont divisés en 3 catégories : mode histoire, jeu hors ligne et jeu en ligne.

La carte du mode histoire

Le mode histoire est pour moi un vrai mystère, il vous propose de suivre les aventures des enfants de « Sophitia » : Patroklos et Pyrrha et se déroule dans une Europe en proie à la guerre, une guerre opposant les humains aux infectés. La 1ére chose qui choque c’est que le contexte n’est absolument pas développé et le joueur se retrouve parachuté au milieu de tout cela sans avoir vraiment conscience de tout ce qui s’est déroulé avant. Peut-être aurais-je du jouer au 4éme épisode avant de commencer dès fois qu’il s’agisse d’une suite directe. Autre élément troublant, le jeu ne dispose que d’un seul scénario qui ne vous permet d’incarner que 3 personnages : Patroklos, Pyrrha et Z.W.E.I. Bien entendu au cours de votre périple vous croiserez d’autres combattants issus du jeu mais jamais vous ne pourrez les incarner dans ce mode ce qui est bien dommage d’autant plus que les 3 combattants jouables ne sont pas forcément les plus simple et les plus agréable à prendre en main. Heureusement ce mode est très cours (22 combats qui se plient en quelques heures à peine) et l’histoire même si elle n’est pas passionnante reste un minimum prenante pour un peu qu’on s’y intéresse.
Dans le mode « jeu hors ligne », vous aurez la possibilité de choisir différentes façon d’affronter des adversaires gérés par la console. Tout d’abord l’arcade qui vous propose plusieurs « route » sur lesquelles vous affronterez différents personnages issus du jeu le but étant de faire le meilleur temps possible. Il y a ensuite « les âmes légendaires » qui vous proposent d’affronter différents personnages dont l’IA a été créé en fonction du comportement de joueurs professionnels ce qui constitue un challenge assez corsé.

le mode combat rapide est une sorte de simulation du mode en ligne

On trouve également le mode combat rapide, une sorte de simulation de combats en ligne dans lequel vous affronterez certes les différents personnages du jeu mais également les créations les plus farfelues à tel point qu’on se demande parfois ce qui peut bien passer par la tête des développeurs. Au final rien de très original donc puisqu’il ne s’agira ici que de remporter combats sur combats.
Viens ensuite le mode « en ligne » sur lequel je n’ai pas encore passé beaucoup de temps mais qui malgré tout s’avère assez bien fichu. Pour ma part que ce soit en « matchmaking d’amis » ou « matchs  avec classement », pour le moment aucune mauvaise surprise mis à part quelques petits bugs lors d’une session de combat avec l’ami Angu ^^. N’étant pas extrêmement passionné par le jeu en ligne je n’ai pas encore testé le mode « colosseo » qui pourtant se pose comme la pierre angulaire de ce mode en ligne puisqu’il permet de jouer (dans des conditions optimales) contre des adversaires du monde entier regroupés dans des salons géo localisés.

La base du mode création

Un petit mot rapide sur le mode « création » qui permet de créer et customiser son propre personnage. Ce mode étant assez complet et plutôt facile d’accès il devient rapidement assez plaisant de créer son propre avatar et de l’envoyer ensuite combattre dans les différents modes de jeu.

Des illustrations sympa pour un roaster qui l’est beaucoup moins

Je terminerais sur ce qui est à mes yeux le plus gros défaut du jeu : ses personnages. En effet sous prétexte d’un bond en avant dans le temps on nous propose de soi-disant nouveaux personnages qui ne sont ni plus ni moins que des copies des anciens. Les quelques rares nouveaux personnages comme Z.W.E.I ne sont pas vraiment convaincants. Il y a également comme une impression de recyclage puisqu’on a droit à 2 versions (pas tellement différentes) de Pyrrha et Patroklos ainsi qu’a 3 personnages n’ayant pas de style propre (et qui utilisent donc les armes des autres personnages) : Elysium, Edge Master et Killik. Rajoutez à cela le maintien de personnages totalement inutiles comme Voldo et vous obtenez un choix de combattants potables assez limité. Un point positif tout de même, il est agréable de voir les effets du temps sur les combattants rescapés des épisodes précédents.

Ivy plus en forme que jamais malgré son age

Au final Soulcalibur V reste très plaisant et ce malgré un contenu solo bien trop maigre et sans aucune originalité. Techniquement et graphiquement au top, le jeu devient rapidement prenant grâce à un système de combat bien pensé qui donne lieu à des affrontements endiablés et qui saura contenter les joueurs de tous niveaux. Même si je regrette le roaster un peu moisi, il faut reconnaitre qu’avec ce nouvel épisode, Namco assoit sa domination dans le monde de la baston 3D et offre aux joueurs du monde entier un titre d’une grande qualité qui est sans nul doute devenu l’une des références dans le genre.

Ma note: 17/20

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5 Responses to [Test] Soulcalibur 5

  1. baudalex dit :

    Excellent test, je rejoins ton avis sur le staff qui n’est pas vraiment attirant et une IA qui joue les autistes les 3/4 du temps ^^

    Bon test et bonne continuation

  2. angu1622 dit :

    Honte a moi j’ai lâcher un peu l’affaire ^^
    A mon gout pas assez de réel innovation mais surtout le multi est catastrophique , il y a une latence sur la plupart des combats onlines .
    Par contre niveau solo c’est clair sa dépote !

    • kawakawakun dit :

      C’est vrai que le multi n’est pas aussi bon que j’ai pu le lire ici et là, je pense que j’en reparlerais quand j’aurais décrocher la platine mais en attendant il me reste encore 80 bornes à faire en combat et surtout une 40aine de niveau à prendre XD

  3. gotengo dit :

    j’avoue que j’ai été tres déçu par le mode histoire et le mode arcade. il n’y a plus vraiment de boss final et les personnages n’ont plus leur petite fin personnalisée. sinon les graphismes et la musique sont juste magnifiques.

  4. Ping : 36éme trophée de platine: SoulCalibur V « Kawakawakun

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