[Test] Lollipop Chainsaw

Depuis l’excellent Shadows of the Damned, je suis complétement sous le charme des productions issues du studio Grasshoper Manufacture dirigé par l’inimitable Suda51. Après une virée en enfer en compagnie de Garcia Hotspur et de son fidèle Johnson, le nouveau titre du studio japonais intitulé Lollipop Chainsaw nous propose de découvrir les aventures de la jeune Juliet Sterling pom pom girl de son état et accessoirement chasseuse de zombies à ses heures perdues.
Un personnage haut en couleur donc pour un jeu qui s’annonce tout aussi barré si ce n’est plus que son prédécesseur ce qui je dois le reconnaitre n’est pas pour me déplaire.
Après un peu plus d’une semaine passé sur le titre et après avoir retourné plusieurs fois deja l’aventure, il est maintenant temps de vous dévoiler mon avis sur ce Lollipop Chainsaw qui est dors et deja pour moi LE JEU de cet été et qui est également en bonne place pour être mon GOTY 2012.

Vive le cheerleading ^^

Le jeu prends place dans le lycée américain de San Romero alors en proie à une invasion de zombies (deja j’adore le clin d’œil à George.A.Romero, le père fondateur du genre « Zombie » au cinéma) qu’il vous faudra bien entendu combattre. Pour ce faire vous incarnerez la jeune et jolie Juliet Sterling, pom-pom girl vedette du lycée et accessoirement membre d’une famille de chasseurs de Zombies. Armée de ces pompons chatoyants, de sa tronçonneuse girlie et accompagnée par la tête de son petit ami Nick (sauvé de justesse de la contamination grâce à un rituel magique), la demoiselle part donc à la recherche des responsables de cette invasion afin de les détruire et d’endiguer ainsi le phénomène.
Clairement Lollipop Chainsaw ne passionnera pas par son histoire qui reste convenue du début à la fin et sans réelles surprises malgré 2 fins possibles et quelques passages émotions assez sympatoches. En fait l’histoire qui est avant tout un hommage non dissimulé aux films de série Z ne sert que de prétexte pour mettre en scènes des personnages plus barrés les uns que les autres et qui constituent l’un des principaux atouts du titre. Hormis la jolie Juliet et son petit ami Nick, le joueur fera également la connaissance de ses sœurs (Cordelia et Rosalind) mais aussi de papa Sterling (Gideon de son prénom) pour le moins … possessif ainsi que de Morikawa Sensei, un professeur bien particulier. De leur coté les méchants ne sont pas en reste puisque en plus de la horde de zombies qui sévit sur le campus vous devrez également faire face à 6 gros méchants ( Zed, Vikke, Mariska, Josey, Lewis et enfin Killabilly) chacun étant le boss de l’un des 6 niveaux que le compte le jeu. Ces monstres totalement WTF ont d’ailleurs la particularité d’être chacun issus d’un style de musique différent ce qui à pour mérite de rajouter une touche d’originalité à ce vent de folie qu’est Lollipop Chainsaw. Ajoutez à cela une bande son signé Akira Yamaoka et Jimmy Urine des plus réussies, des dialogues tellement absurdes et décalés qu’ils en deviennent cultes et vous obtenez un jeu à l’univers totalement psychédélique et à l’ambiance unique mais qui malheureusement s’avère un peu trop léger techniquement.

Dans la famille « tueur de zombies » je voudrais le Papa!

Il faut bien le reconnaitre Lollipop Chainsaw est loin d’être une réussite graphique et de là à dire que le jeu est moche il n’y a qu’un pas. Entre des décors totalement vide, un level design tout ce qu’il y a de plus linéaire et des personnages qui par moment semblent tout droit sorti de l’ère dreamcast il n’y a pas forcément de quoi se réjouir surtout quand en plus le gameplay de départ s’avère poussif, rigide et répétitif à souhait. Très honnêtement les 1éres heures de jeu sont assez laborieuses et à moins d’être un accroc aux productions japonaises (comme moi ^^) je pense qu’il y a moyen d’être totalement
dégouté du soft. Heureusement Grasshoper Manucture inc compte dans ses rangs des développeurs de génie et ces derniers parviennent finalement à corriger ou à masquer tous ces vilains défauts. En effet le déluge d’effets lumineux aux couleurs criardes et acidulées qui inondent le joueur à chaque décapitation
exécutée avec style permettent de se focaliser plus sur l’action que sur l’environnement. Une action qui d’ailleurs devient moins répétitives au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu grâce aux différents enchainements que l’on peut débloquer. Viennent s’ajouter à cela d’autres features pour la  tronçonneuse comme le fusil, la possibilité d’utiliser la tête de Nick pour effectuer des attaques spéciales (qui se choisissent via une roulette assez proche de celles des machines à sous d’un casino, les traditionnels symboles – cloche, cerises, bar, 7, etc. ayant été remplacé par une icône spécifique à chaque attaque) ou encore des mini jeux ce qui a pour effet de rendre le gameplay plus étoffé et beaucoup moins linéaires. Prendre en main la jolie Juliet devient alors un véritable plaisir d’autant plus que cette dernière a bénéficiée d’un traitement de faveur en terme de réalisation. On en oublierait presque les autres personnages tant regarder la petite pom-pom girl cell shadingé se mouvoir est un plaisir. Malheureusement tout n’a pas pu être corrigé/caché et certains problèmes de caméra ainsi que des temps de chargement trop nombreux et trop longs viendront encore par moment gâcher l’expérience de jeu.
En terme de durée de vie le jeu reste assez court (comptez entre 5 et 6 heures pour finir l’aventure) mais il offre cependant une bonne rejouabilité via un nombre assez conséquent d’items à collectionner (tenues pour Juliet, musiques du jeu, art-works…). Pour les débloquer il faudra amasser un maximum de « médailles zombies » sachant que pour les obtenir il faudra privilégier le style à la quantité.

Juliet Sterling ou l’art de rester girlie tout en décapitant du zombie.

Au final Lollipop Chainsaw est un jeu qui ne plaira certainement pas au plus grand nombre car à des années lumières d’un Uncharted ou d’un Batman. Cependant il mérite largement que l’on s’y attarde car il apporte cette originalité et ce grain de folie qui font à l’heure actuelle clairement défaut à l’industrie du jeu vidéo. Suda 51 revient une nouvelle fois sur le devant de la scéne avec un ovni vidéoludique qui aurait certainement pu être peaufiné mais qui s’avère malgré tout extrêmement jouissif pour qui prends la peine d’explorer le jeu un peu plus en profondeur. Tout à fait le genre de petit plaisir coupable qui se fait beaucoup trop rare sur nos consoles et rien que pour ça MERCI M.SUDA 51 ET LONGUE VIE A GRASSHOPER MANUFACTURE INC!!!

Ma note: 16/20

et hop un petit plan sympa pour la route ^^ merci qui?

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5 Responses to [Test] Lollipop Chainsaw

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