[Test] Darksiders II

En 2010 les joueurs du monde entier découvrait Darksiders, un jeu d’action/aventure diablement efficace mettant en scéne War l’un des 4 cavaliers de l’Apocalypse. Développé par VIGIL Games, le jeu s’est rapidement taillé une solide réputation auprès des gamers grâce à son personnage principal (imposant et classieux) mais aussi grâce à son univers riche et varié emplit de mythologie ainsi qu’a un scénario plein de rebondissement. Le jeu se clôturait alors sur l’arrivée des 3 compagnons de War laissant ainsi les joueurs dans l’attente d’une suite qui mettrait 2 ans à voir le jour et nous y voila, après de nombreuses annonces, Darksiders II pointe enfin le bout de son nez.
Ayant vraiment apprécié le 1er, j’avais hâte de voir ce que cette suite allait bien pouvoir donner surtout que les premiers retours faisait état d’un jeu à la hauteur de son prédécesseur, voir même supérieur.
C’est donc le cœur plein d’espoir que je me suis lancé au coté de Death (le frère de War et nouveau personnage principal du jeu) dans cette nouvelle aventure et après une 30aine d’heures de jeu, c’est le cœur plein d’amertume et de déception (avec un soupçon de rage) que je m’apprête à rendre mon verdict sur ce ratage quasi complet qu’est Darksiders II.

Une livraison? Cavalier FedEx de l’Apocalypse à votre service, que puis je pour vous?

D’entrée de jeu le contact avec Darksiders II n’a pas été très plaisant la faute à cette foire aux écrans promotionnels m’incitant à m’inscrire ici pour obtenir tel objet ou à entrer tel code pour débloquer tel équipement. Bref c’est seulement après m’être inscrit sur le site de THQ (chose dont je n’avais pas envie mais qui s’est avéré être le seul moyen d’avoir la paix en lançant mon jeu) et avoir entré pas moins de 6 codes pour DLC que j’ai enfin pu me lancer dans l’aventure … qu’elle est loin cette époque ou il suffisait de mettre son jeu dans la console pour jouer.
Me voila donc parti à la découverte du jeu et de son nouveau héros Death. Il faut reconnaitre que le bonhomme en impose méchamment avec son masque sur la tronche et ses faux à chaque main surtout quand en plus il s’équipe d’une hache ou d’une énorme masse. Le 1er à en faire les frais sera le vieux corbin qui aura vite fait de m’expédier dans le val du patriarche histoire d’aller réveiller l’arbre de vie sensé aidé à avancer dans la quête.

Death: « Bonjour M. le barbu comment mon humble personne peut elle vous servir aujourd’hui? »
Le Barbu: » Larbin va me chercher la clé des champs et je daignerais te donner un indice pour trouver le dahu qui t’aidera peut être ta quete à condition que tu lui retrouves les 12 fragments du Saint Graal…
 »
Death: » Oui Chef! »

Me voila donc dans cette immense contrée verdoyante à la recherche d’indice sur ce fameux arbre sans encore savoir que la suite de mon aventure ne se résumera en fait qu’a des allers/retours entre différents donjon à la poursuite d’objectif aussi illusoire qu’inutile. Le jeu ne se résume qu’a des « va me chercher ça et je t’aiderais » et une fois arrivée à un point qui semble crucial pour l’histoire (genre l’arbre de vie) hop rebelote, on tombe sur un autre bonhomme qui « ordonne » à Death de lui trouver ceci ou cela pour le conduire vers un autre objectif crucial ou la situation ne fera que se répéter. Bref deja que l’histoire n’est pas bien passionnante puisque pour une raison obscure les développeurs ont choisi de faire de ce Darksiders II un « spin off » (comprenez que le jeu se déroule à l’intérieur du 1er et que donc ce que fait Death ne sert au final à rien) plutôt qu’une suite mais en plus cette lourdeur dans le déroulement du scénario rend le jeu ennuyeux et prévisible couplé à un désagréable sentiment de « tout ça pour ça ». Le bon Death n’est pas en reste non plus et si comme dit plus haut le bonhomme en impose méchamment, il n’en sera pas moins réduit au simple rang de coursier durant tout son périple se faisant allégrement marcher sur les pieds sans pour autant broncher. Si ce comportement pouvait se comprendre de la part de son frère War soumis aux exigences de Samael, Death quant à lui n’a pas ce genre de contrainte et cela le rend finalement moins classieux qu’il aurait pu l’être.

Death: »P…. ce vieux fou aurait au moins pu me dire ou elle est cette foutue clé des champs, c’est trop vaste ici je me suis perdu. Je savais que j’aurais du prendre mon GPS … mais je suis bête, j’ai le déplacement instantané hop direction la clé des champs! »

Si l’histoire ne m’a absolument pas intéressé, il en va de même pour le game system que j’ai trouvé pénible au plus haut point. Le jeu reste très orienté action avec des affrontements nerveux durant lesquels les talents de Death seront largement mis à contribution. Malheureusement à cause de caméra totalement hasardeuse ainsi qu’a un système de lock et d’esquive totalement bancale, les combats deviennent rapidement un joyeux bordel totalement incompréhensible. Ainsi en Apocalyptique (mode difficile) affronter plus de 3 ennemis à la fois se révélera bien souvent être un calvaire surtout si comme moi vous n’êtes pas forcément bien équipé. En effet dans ce 2éme opus l’équipement de Death aura une grande importance et vous serez amenez très souvent à changer d’armes et d’armure, les développeurs ayant eut l’idée d’intégrer un coté RPG assez poussé à leur titre. En gros si vous êtes fan de « loot », de « full stuff » et autres arbres de compétences (au nombre de 2 ici: Hérault et Nécromancien) vous serez ravis mais moi qui suis allergique à ce genre d’exercice, je ne vous cache pas que l’expérience s’est rapidement révélé complexe et traumatisante. Darksiders était deja un peu hybride en son temps et le soupçon de rpg que les développeurs y avait inclus n’étais pas désagréable mais pour ce 2nd opus ils en ont beaucoup trop fait et n’ont réussi qu’a me dégouter encore plus de ces rpg à l’occidentale. Une expérience de jeu difficile donc renforcé également par un gameplay pas toujours très bien réglé donnant lieu à grand nombre de crises de nerf lors des phases de plateformes notamment.

Death: » Stp M. tu me donnes la clé des champs à moi pauvre cavalier de l’apocalypse même pas foutu de te la prendre de force… »
L’autre Barbu: » Va d’abord me chercher un maxi bestof BigMac avec frites et Sprite et 2 cheeseburgers, et dépéche toi j’ai faim! »
Death: » Donnez moi au moins de l’argent! »
L’autre Barbu: » Debrouille toi! »
Death: »Ok… »

Une histoire à la masse, un game system qui m’horripile et un gameplay bancal, il ne reste décidément plus grand chose au jeu pour me convaincre et ce n’est pas du coté de la technique que je vais aller me consoler. En effet bien que le jeu reste visuellement joli (même s’il faut apprécier le style WoW), il n’en reste pas moins ultra buggé et terriblement vide. Entre les boss qui freeze sans raison et les nombreux bug d’affichage (je ne compte plus les fois ou mon cheval s’est coincé dans un arbre ou que Death est passé à travers un mur lors d’une phase de plateforme), le jeu m’a donné l’impression à plusieurs reprises de ne pas avoir été terminé correctement ce qui est relativement fâcheux pour un titre de cette envergure. En ce qui concerne l’univers, ok c’est joli, ok c’est vaste mais qu’est ce que c’est vide!!! aucune animation ou presque dans les décors et ce n’est pas les quelques ennemis disséminés ici et la qui vont venir égayer tout cela. Du coup si se promener à cheval est sympathique au début, on a vite fait d’utiliser le déplacement instantané (les développeurs ont eut le nez fin sur ce coup) histoire de s’épargner de traverser encore et toujours ces mêmes décors sans vie. Heureusement le level design des donjons à quant à lui été miraculeusement réussi et ces derniers regorgent d’énigmes plus ou moins complexe à résoudre avant de déboucher sur un boss fight la plupart du temps épique. Cela donne au jeu un coté Zelda assez sympathique mais cela n’est pas suffisant pour sauver le titre de VIGIL Games de la déroute.

Death: » C’est bon j’ai la liste des ingrédients pour le BigMac, je progresse enfin dans ma quête … »

Vous l’aurez certainement compris, je n’ai mais alors pas du tout apprécié ce Darksiders II que je me suis forcé à finir et que je continue de m’infliger dans l’espoir de décrocher le platine (si c’est possible hein Drizzt ^^). Ce titre est à mon sens un ratage complet et une insulte à ce qu’étais le 1er Darksiders. Une histoire ennuyeuse et inutile, un game system beaucoup trop axé rpg absolument pas adapté aux consoles de salon et des bugs techniques beaucoup trop nombreux ont eut raison de ma patience  et me conduise à classer ce titre parmi les pires expériences vidéoludiques que j’ai pu avoir. Mon test manque peut être (certainement même) d’objectivité mais je ne fais que livrer mon ressentit après pas loin de 25 heures de jeu ce qui reste assez conséquent pour ce genre de titre. Pour finir malgré tout sur une note positive, sachez tout de même que la bande son du jeu est absolument magnifique.

Ma note: 05/20

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2 Responses to [Test] Darksiders II

  1. Tu t’es lâché et c’est pas moi qui te jetterai la pierre tant le jeu m’a déçu, mais de là à mettre 05/20 lol, faut pas pousser? Le cri du coeur, assurément 😉

  2. Tr1pe dit :

    Tu n’y es pas allé de main morte. ^^

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