[Test] ぎゃる☆がん (Gal gun)

Développé par  le studio Inti Creates, Gal Gun (prononcer Gyaru Gan) fait partie de ces titres complétement loufoque comme seul les développeurs japonais savent en faire et qui ne verront jamais le jour ailleurs que sur le sol Nippon. Heureusement grâce à SONY qui contrairement à d’autres à eut la merveilleuse idée de ne pas zoner sa console, il est de plus en plus simple de se procurer ce genre de soft via les boutiques d’import (même si cela peut rapidement s’avérer onéreux).
Personnellement je suis particulièrement fan de ce genre de titre qui à défaut d’être des gros blockbuster vidéo-ludique ont le mérite de proposer une expérience de jeu rafraichissante et originale. Gal Gun ne faisant pas exception à la règle, c’est non sans une certaine fierté que je vous propose de découvrir mon avis sur ce titre pour le moins insolite.

Comme le jeu, le menu est intégralement en Japonais

Commençons tout de suite par ce qui rebutera certainement un grand nombre de joueurs (hormis éventuellement le prix XD): La barrière de la langue. En effet bien que le jeu ne soit pas zoné, il reste exclusivement réservé à un public japonais et donc entièrement dans cette langue. Soyons clair, il n’est à mon sens absolument pas nécessaire de comprendre la langue pour pouvoir profiter du jeu mais avoir certaines bases en matière de lecture des hiragana et katakana est un plus non négligeable. En effet si en terme de scénario il n’y pas grand chose à comprendre, les situations parlant d’elle même, pouvoir lire ou tout du moins déchiffrer la langue japonaise peut s’avérer très utile surtout quand il s’agit d’aller se promener dans les menus du jeu. Maintenant un joueur avec un tant soit peu de logique pourra tout aussi bien profiter du titre et ce ne sont pas les 2 épreuves qui nécessitent de comprendre la langue qui poseront problèmes, les solutions de ces dernière étant assez facile à trouver sur le net.
Maintenant que le point sur la compréhension de la langue est traité et avant d’aller plus loin, un petit rappel des faits:

Vous incarnez le jeune Tenzou, un lycéen tout à fait banal qui n’a pas le succès qu’il aimerait avec les filles et surtout avec l’élue de son cœur. C’était sans compter sur l’aide de la jeune et jolie ange Patako qui décide de lui donner un coup de pouce en boostant son « sexappeal » à coup de flèches magiques, seulement la jeune demoiselle va quelque peu forcer sur la dose rendant le jeune lycéen absolument irrésistible. A partir de la vous avez une journée pour déclarer votre amour à l’élue de votre cœur qui comme par hasard est insensible à votre tout nouveau déo Axe charme. A vous donc de conquérir le cœur de votre belle tout en résistant aux assauts répétés de toutes les lycéennes dont vous allez croisez la route.

Voici les 4 héroines du jeu (de g à d): Aoi, Kaoruko, Kaname et Akira

Une histoire plutôt simple donc pour un gameplay type « Rail Shooter » façon « Time Crisis » ou « The House of the Dead ». Vous progressez donc sur un chemin prédéfinis qui vous fera traverser le lycée dans tout les sens dont certains endroits varient en fonction de la demoiselle que vous aurez choisie de séduire. En effet à chaque début de partie vous devez choisir quelle sera l’élue de votre cœur parmi 4 demoiselles (Kaname, Akira, Kaoruko et Aoi) cette dernière devenant votre cible tout au long de la partie et que vous devrez séduire par tout les moyens. Pour ce faire vous devrez user de votre parole en répondant correctement aux questions de votre bien aimée mais également remporter des mini épreuves à chaque fin de niveau faisant office de Boss Fight. Encore une fois la compréhension de la langue n’a pas grande importance et pour ceux que l’aspect question/réponse inquiéterait, rassurez vous il existe une technique toute simple pour s’assurer de répondre correctement à chaque fois. Mais avant d’en arriver au « duel » face à l’élue de votre cœur, vous devrez d’abord vous débarrasser non pas des hordes de zombis mais d’une nuée de lycéenne en fleur prêtent à tout pour s’attirer vos faveurs et vous attaquant à coup de lettres d’amour et autres déclarations enflammées. Pour vous défendre vous disposez d’un pistolet à phéromone qui utilisé correctement fera chavirer de plaisir chacune de vos assaillantes.

Enchainer un maximum d’ Ecstasy Shot permet d’engranger beaucoup plus de point

En terme de Gameplay cela se traduit de plusieurs façon, vous pouvez tout d’abord tirez à vue et vous assurez que la demoiselle ne s’en relève pas mais les plus perspicace remarqueront vite qu’en passant le viseur sur le corps de la cible certains inscriptions apparaissent alors. Il s’agit des zones dites « érogènes » et chaque tir sur l’une de ces zones vous verra alors gratifié d’un très sympathique « ecstasy shot », sorte de « head shot » du pervers qui neutralise votre opposante d’un coup d’un seul. Tout ceci contribue à faire monter une jauge spéciale qui une fois qu’elle à atteint un certain niveau vous permet de passer en mode « Dokidoki », un mode durant lequel vous devrez faire progresser la jauge de plaisir de votre cible en trouvant les zones les plus sensibles et ce afin de lui offrir la jouissance suprême. Dit comme cela d’aucun pourrait trouver cela choquant voir immoral mais cela n’est absolument pas le cas. En effet à aucun moment le jeu ne tombe dans le vulgaire, le tout restant plus que de raison dans le domaine du ecchi bien gentillet, pas de quoi choquer mémé donc ( mais peut être Laure Manaudou XD). Un gameplay simple et efficace donc auquel on pourra tout de même reprocher une maniabilité au PSmove (je n’ai pas testé à la manette XD) pas toujours très instinctive et qui manque parfois de précision surtout en ce qui concerne les « ecstasy shots ». Bien sur quelques subtilités viennent s’ajouter à tout cela comme la possibilités de réaliser une sorte de « chaine de combos » mais cela n’empêche pas le jeu de rapidement dévoiler ses limites.

Dans le mode « Doki Doki », il faudra viser juste pour satisfaire votre cible.

Une fois l’aspect « OVNI » du jeu dépassé, on prend rapidement conscience des défauts intrinsèques du titre d’abord et surtout en terme de réalisation. Le jeu n’est pas moche et reste même agréable à l’œil pour un peu qu’on apprécie le style « Kawai » et ses couleurs vives et acidulées mais malheureusement il ne fais pas honneur à la PS3. On regrettera d’abord une certaine pauvreté dans les décors qui certes sont assez fidèle à l’image qu’un européen peut avoir d’un lycée japonais (une image très largement véhiculé par les anime et mangas) mais qui manque cruellement d’animation et qui surtout n’offrent aucune interaction quelle qu’elle soit. On regrettera aussi la modélisation des lycéennes pas vraiment au top niveau surtout que ces dernières (au nombre de 66 il me semble) ont tendances à toutes se ressembler. Les tenues y sont pour beaucoup puisque de base elles ne sont qu’au nombre de 3 (uniforme scolaire, uniforme sportif et maillot de bain scolaire) ce qui limite rapidement les possibilités.Il est bien sur possible d’en débloquer d’autres mais rien d’exceptionnel alors que de nombreux DLC viennent étoffer cette garde robe (Bikini, Femme Chat, Maids…). Tout ceci couplé à temps de jeu plutôt court en ce qui concerne le mode histoire ( comptez à peine plus d’une heure pour finir les 5 chapitres que compte un scénario) font que le jeu peut rapidement donné une impression de répétitivité pour les joueurs les moins passionnés/courageux.

Un boss fight totalement WTF et une tenue extraite d’un DLC bien sympathique.

Pour les plus motivés, la durée de vie sera malgré tout assez conséquente puisqu’en plus du mode histoire dont chacun des 4 scénarios dispose de 2 fin différentes ( 3 si l’on compte le Game Over en plus de la Good End et True End), il faudra compter avec un mode « Score Attack » ainsi qu’avec le mode « DokiDoki Carnival » qui comme son nom l’indique propose de remplir certains objectifs en mode DokiDoki. Enfin pour les purs Otaku, il reste la galerie et sa 100aine d’images à débloquer ainsi que les différentes tenues et profils de chacune des lycéennes du jeu. Il faudra bien entendu en passer par la pour obtenir le trophée de platine mais également par les autres modes de jeu qu’il faudra retourner complétement pour espérer décrocher le précieux « ting » ce qui est loin d’être évident.

Il faudra un certain temps de jeu avant de pouvoir débloquer toutes les illustrations et autres bonus de la Galerie.

Au final je dirais que ce « Gal Gun » n’est pas un mauvais jeu mais qu’il n’est clairement pas taillé pour le marché européen. Loin d’être le jeu pour pervers dont je l’ai souvent entendu être affublé, c’est avant tout un jeu qui transcrit les fantasmes d’une partie (aussi infime soit elle) de la population japonaise tout en conservant malgré tout un coté très « chaste ». Bien moins vulgaire et immoral que des titres comme « GTA » ou « God of War » ce soft ne saura être apprécié que par des personnes qui apprécient les jeux plus pour leur principe que pour leur graphisme et/ou histoire et qui ont un intérêt certain pour la culture Otaku japonaise. Pour les autres cela ne fera qu’une bizarrerie japonaise supplémentaire.

Ma note: 15/20 (pour les amateurs de « Japoniaiserie ») et 05/20 (pour le commun des mortels)

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5 Responses to [Test] ぎゃる☆がん (Gal gun)

  1. belzedar dit :

    Le jeu est donc jouable sans parler le jap. Mais je sens que je vais tout de même galérer par moment.
    Du coup, je me laisserai peut être tenter quand le prix « import » aura baissé…

  2. angu1622 dit :

    Excellent teste , cela me donner vraiment une idée du soft . Bon apres je pense que ce type de jeu , il faut le prendre comme un petit passe temps entre deux parti de jeu plus « solide » .

  3. s3nchan dit :

    Yeah, la classe !! Merci pour le test, je viens justement de me le procurer au Japon, il me tarde de l’essayer 😛

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