[Lecture] Resident Evil -Marhawa Desire- tome 1


Disponible depuis hier (ou avant hier ça dépend ^^) dans toutes les bonnes librairies, voici venir la version manga du blockbuster de Capcom : Resident Evil. Intitulé Marhawa Desire, la série a semble t’ il pour objectif de faire le lien entre l’épisode 5 et le futur épisode 6 (toujours prévu pour le 02 Octobre prochain) de la saga « zombiesque ». Alors que depuis 2 jours (et jusqu’à Lundi) il vous est possible de remporter un exemplaire de ce 1er volume ici même, je vous propose maintenant de découvrir ce que j’en ai pensé après lecture.

Avant d’entrer dans le vif du sujet voici deja un bon point pour le manga dont le scénario à été supervisé par la maison mère. Au scénario Capcom donc ce qui ne représente pas forcément un gage de qualité mais qui par contre devrait apporter (je l’espère) une certaine continuité dans la saga avec pourquoi pas certaines révélations à la clé. Le principe avait plutôt bien fonctionné pour la trop courte série Monster Hunter Orage de Hiro Mashima et il n’y a plus qu’a espérer qu’il en soit de même avec cette nouvelle série.

Dessouder de l’araignée géante à la pelle dans un centre commercial … ça c’est du sport!

Comme l’indique le titre, l’histoire prend place dans l’école de Marhawa, une véritable ville école et accessoirement une usine à surdoué. Cet établissement dirigé d’une main de fer par Mère Gracia vit cependant une période troublée puisque des incidents impliquant une menace biologique s’y déroule depuis quelques temps. Afin d’éviter d’ébruiter l’affaire, Mére Gracia fait venir sur place un spécialiste : le professeur Doug Wright. Ce dernier accompagné par son neveu, le jeune Ricky Tozawa, ne va pas mettre bien longtemps avant de découvrir la nature de la menace qui frappe le campus les victimes ayant été transformée en zombies. Ressurgit alors la menace du Virus T alors que plane sur l’école le spectre de la multinationale Umbrella.
Dans ce 1er volume l’histoire se met doucement en place distillant au fur et à mesure divers éléments concernant les principaux protagonistes ainsi que le contexte « historique et géographique » de la série. Il faut malheureusement reconnaitre que le résultat n’est pas très convaincant la faute surtout à un découpage peu judicieux faisant passer le lecteur d’une scéne à l’autre de façon un peu abrupte et sans prêter une réelle attention à la fluidité du récit. L’impression générale que donne ce volume est un peu étrange puisque les événements se déroulent sans que l’on sache vraiment pourquoi et non sans une certaine invraisemblance, invraisemblance que l’on retrouve également dans le comportement des personnages.

Zombie: » uuuuh Je suis de retour pour vous jouer des mauvais tours uuuuh!!! »

Heureusement le scénario se révèle plus intrigant qu’il n’y parait et ce 1er volume soulève deja bon nombre de mystères plus ou moins bien amenés mais qui permettent tout de même de maintenir un certain intérêt pour les volumes suivants.
Il est également très agréable de constater qu’il existe un vrai lien entre ce manga et la saga vidéoludique de Capcom. Dés les premières pages le ton est donné avec une jeune étudiante transformé en bon vieux zombie des familles et il ne faut pas attendre longtemps pour voir mentionner ce brave virus T ainsi que la diabolique firme pharmaceutique Umbrella. Il est tout aussi plaisant de voir les protagonistes faire mention des événements qui ont eut lieu à Raccoon City d’autant plus qu’ils sont fidèles à ce qui s’y est déroulé ce qui apporte une certaine crédibilité à ce manga. Si le lien est fait avec les épisodes passés, il l’est également avec l’épisode futur mais d’une façon pour le moment un peu plus ténue puisqu’on y découvre Chris Redfield en mission avec le reste de son équipe et notamment Piers Nivans, un petit nouveau dont le nom ne vous est pas inconnu si vous avez visionné les différents trailer de RE6. Comment ne pas également remarquer l’apparition pourtant dissimulé de Ada Wong version RE6 (les petites bottines et l’espèce de cube vidéo l’auront trahie) dans l’enceinte de l’établissement. Ajoutez à cela que l’intrigue se déroule en Asie non loin de Singapour et il est clair que l’histoire de Marhawa Desire permettra comme annoncé de se faire une petite idée de l’intrigue du prochain Resident Evil sur console.

Grâce à Merah, un peu de finesse dans ce monde de brutes … ou pas.

Du coté des personnages il y a également de quoi faire avec des nouveaux venus plus ou moins intéressant mais qui présente chacun un minimum d’intérêt. Le professeur Doug Wright semble bien connaitre à la fois Chris Redfield (présenté ici comme une légende vivante yeah ^^) ainsi que la mystérieuse et franchement pas toute nette Mère Gracia qui elle aussi cache apparemment pas mal de choses. D’ailleurs tout l’aspect secte qui se dégage de cette dernière et des gens qui l’entourent est pour le moins étrange et me fait furieusement penser à RE4. Il y a également la jolie Merah Biji de la branche d’Extrême Orient du BSAA qui vient ajouter une petite dose de charme. Ricky Tozama reste à mes yeux le moins intéressant de tous et bien que ce dernier se soit révélé immunisé à la morsure d’un zombi (bien sexy d’ailleurs XD), son coté adolescent libidineux ne colle pas vraiment à l’ambiance rendant le personnage un peu lourd à la longue.
L’action quant a elle semble au rendez vous mais reste relayé au second plan au travers de passage mettant en scéne Chris et son équipe. Ces derniers semblent réguliérement aux prises avec les créatures d’Umbrella et outre les zombies qui font ici leur grand retour, on y aperçoit également lickers, hunter, araignées géantes et autres chiens zombifiés (il y a même les espéces d’araignée/sauterelle de RE5). Cela donne d’ailleurs une drôle d’impression car non content de les voir à la pelle se faire dessouder dans des endroits pour le moins insolite (un centre commercial … faut il y voir un hommage?), il me faut tout de même rappeler que ces monstres ont pour la plupart disparu depuis bien longtemps des jeux de la saga et ne semblent pas faire partie de RE6. Ainsi ces apparitions tiennent plus du clin d’œil un peu malhabile pour faire plaisir aux fan boys que d’une véritable envie de renouer avec les origines de la licence. C’est dommage car cela crée une espèce de paradoxe qui vient entamer le lien pourtant bien construit entre le manga et les jeux.
Un petit mot sur les dessins pour finir qui sont ici signé par Naoki Serizawa à qui l’on doit notamment le manga Saru Lock. Personnellement j’ai un peu de mal avec le style de l’auteur qui est capable de faire de très belles planches alors que d’autres le seront beaucoup moins. Un style quelque peu inconstant malgré un trait qui se veut réaliste pour un résultat oscillant entre le très bon et le moyen ce qui est vraiment dommage étant donné le potentiel de l’auteur.

Ada or not Ada? perso je suis convaincu que c’est elle.

Au final mon avis est plutôt mitigé sur ce 1er tome de Resident Evil -Marhawa Desire- qui sans être totalement mauvais souffre cependant de certaines lacunes qui rendent l’immersion un peu compliqué. Malgré tout le titre présente également certaines qualités qui le sauve in extremis du ratage complet et qui permettent de maintenir un minimum d’intérêt pour l’intrigue. Personnellement j’ai vraiment eut du mal au début à la fois avec les graphismes et avec la structure narrative du récit mais les mystères soulevés tout au long de ce volume ont eut raison de moi et j’attends maintenant avec une certaine impatience le 2éme volume de cette série en laquelle je vais pour le moment continuer de croire.

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5 Responses to [Lecture] Resident Evil -Marhawa Desire- tome 1

  1. Mathieu M. dit :

    En esperant que la série fasse réellement le pont entre RE5 et RE6. En tout cas merci pour cette petite analyse assez éclairante =) A bientot !

  2. Tr1pe dit :

    Le style graphique de ce mangas me fait terriblement penser à Gantz personnellement.

  3. kawakawakun dit :

    @Mathieu M: pour le moment c’est plutôt bien parti pour mais il faudra voir sur la longueur … affaire à suivre donc.

    @Tr1pe: Cela reste quand même très inférieur à ce que Hiroya Oku fait dans sa série. Personnellement je n’aurais pas été jusqu’à dire cela mais pourquoi pas…
    Et pour répondre à ta question, elles sont séparées pour pouvoir en faire un fond sur le blog mais c’est encore en phase de test…

  4. Tr1pe dit :

    « Et pour répondre à ta question, elles sont séparées pour pouvoir en faire un fond sur le blog mais c’est encore en phase de test… »

    Ça je l’avais très bien compris ^^.

    Et bien les décors en 3D, les personnages avec des contours blancs pour les démarquer du décor, le style graphique, on ne voit généralement pas ça dans un mangas quelconque.
    Alors oui ça se rapproche de ce fait Hiroya Oku mais effectivement c’est bien en déca.

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