[Lecture Manga] Prison School T01

PS01Chaque année c’est la même rengaine, après les sorties mangas du début du mois de Juillet (pour la Japan Expo) le fan de mangas que je suis connait une traversée du désert et ce jusqu’à la fin du mois d’aout. La plupart des éditeurs étant en vacances, il n’y a pas (ou très peu) de sorties durant la période estivale. Du coup il faut trouver de quoi combler cette soif de lecture soit en relisant d’anciennes séries (de la collection perso ou de celle d’amis) ou en en commençant de nouvelles.
Cette année j’avais décidé de ne pas commencer de nouvelles séries durant cette période pourtant propice à la découverte.
Si j’ai tenu bon pendant un mois et demi, j’ai finalement craqué (à quelques jours de la reprise des parutions XD) pour un volume 1: celui de Prison School.

PS02Avec une couverture aussi aguicheuse, Prison School est typiquement le genre de manga que j’aime feuilleter discrètement histoire de voir si le contenu est aussi plaisant à regarder que la couverture.
Ensuite  je m’attarde un peu plus sur le scénario afin d’avoir une petite idée de ce qui m’attends à la lecture.
En ce qui concerne Prison School, il est question d’une célèbre école pour filles qui s’apprête à devenir mixte à partir de la prochaine rentrée scolaire. 5 garçons vont donc se joindre à des centaines de filles pour une année scolaire qui s’annonce plaisante pour ces 5 « élus ». Seulement ils ne semblent pas être les bienvenus et l’enfer leur est promis au moindre faux pas.
Très honnêtement je m’attendais à lire un petit seinen érotico-psychologique façon « Doubt » en mode sexy. Je ne pouvais pas me tromper plus que ça!

DSC01026Ce 1er volume de Prison School c’est un peu du « Love Hina » en mode « interdit au moins de 16 ans »et il n’est pas surprenant de retrouver les codes propre au genre Harem manga.
On se retrouve donc avec des personnages masculins plus clichés les uns que les autres mais qui au final rentrent tous (pour le moment) dans la case « looser au grand cœur ». Ces 5 loulous, un poil pervers sur les bords, se retrouve donc entourés de créatures toutes plus attirantes les unes que les autres ce qui a bien entendu vocation à engendrer toute sorte de quiproquo, volontaire ou non, avec toujours une pointe de sexy.
Ce 1er tome enchaine donc sans surprise les situations classiques pour ce genre de manga comme l’expédition visant à espionner les filles pendant leur douche.
Il n’est cependant pas uniquement question de mater les filles et on fini bien entendu par retrouver en guise de fil conducteur la quête de l’amour.
Prison School présente donc toutes les caractéristiques du harem manga de base (énormément de personnages féminins pour très peu de personnages masculins, des situations cocasses, la recherche de l’amour, des petites culottes et des poitrines) mais parvient malgré tout à tirer son épingle du jeu grâce à une thématique définitivement seinen.

DSC01028Dans des séries comme Love Hina ou To Love Darkness  les situations sexy sont présentées de façons plus ou moins osées mais toujours avec une certaine innocence teinté de naïveté, ce qui n’est absolument pas la cas de Prison School.
D’abord les personnages masculins assument complétement leur coté « pervers » et revendiquent même leur envie de côtoyer plus intimement la gente féminine. Cependant ils connaissent également les risques qu’ils encourent à s’adonner à ce genre de pratique surtout après s’être fait attraper une 1ére fois et avoir subis les foudres de ces demoiselles.
Ici on ne pardonne pas aux hommes leur écart de conduite et se faire prendre est généralement synonyme de punition exemplaire. Il est donc rapidement question d’humiliation publique, de soumission, de sadomasochisme, de sévices corporelles et j’en passe…
Dit comme ça cela peut sembler un peu glauque et il est vrai qu’a la lecture certaines scénes peuvent gêner. Cependant l’auteur parvient toujours à ajouter une petite touche d’humour qui permet de dédramatiser et de maintenir une certaine bonne humeur. Rapidement tout cela devient un jeu du chat et de la souris, les hommes ayant pour but de reluquer et/ou séduire alors que les femmes doivent les en empêcher et les punir au besoin.

DSC01030Pour aller avec cette approche plus mature du genre harem manga, Prison School bénéficie d’un style graphique adulte collant parfaitement à l’ambiance du titre.
Les dessins du mangaka Akira Hiramoto sont donc plutôt réussi et assez travaillé pour un rendu vraiment agréable surtout en ce qui concerne les personnages féminins (Meiko Shiraki<3).
Cependant l’auteur se permet quelques « fantaisies » en ce qui concerne le design de certains personnages qui, je pense, ne seront pas aux gouts de tous. Je pense notamment à l’intello de service Takehito Morokuzu et au colossal Reiji Ando.
On remarque également une certaine irrégularité dans les traits de l’artiste si bien que des planches absolument sublimes peuvent en côtoyer d’autres nettement moins réussies.
Enfin l’auteur compense une certaine difficulté à donner de l’impacte à son action (les mouvements et la puissance qui devrait s’en dégager n’est pas le point de fort du mangaka) par une mise en scéne dynamique et particuliérement réussie.

DSC01032Après une 1ére lecture, je n’étais pas spécialement emballé par ce 1er tome de Prison School essentiellement car je ne m’attendais pas du tout à tomber sur du harem manga mais plus sur un thriller.
Seulement après relecture j’ai finalement décidé de laisser une chance à cette série car elle recèle à mes yeux un fort potentiel à la fois humoristique mais également scénaristique.
La fin de ce 1er volume laisse à penser que les garçons sont loin d’avoir baissé les bras et la résistance s’organise. Il me tarde donc de voir comment la situation va évoluer et surtout jusqu’où l’auteur va pousser son délire. Avec 12 tomes disponible au Japon il est clair que le mangaka à de la suite dans les idées et j’avoue que cela attise ma curiosité.
Au final Prison School est une série qui à le mérite de proposer une approche différente du harem manga avec des réflexions plus adultes et une ambiance plus mature largement orienté vers le seinen. Un mélange aussi surprenant qu’efficace mais qui je n’en doute pas saura trouver son public, en ce qui me concerne je suis conquis.

Prison School vol 01 de Akira Hiramoto aux éditions Soleil Manga est disponible dans toutes les bonnes librairies au prix de 7,99€

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5 Responses to [Lecture Manga] Prison School T01

  1. s3nchan dit :

    J’adhère aussi à l’idée 😀
    Mais si ma femme me voyait lire ça, j’en prendrai pour mon grade loool 😛

  2. Hello

    J’ai moi aussi craqué pour ce manga et même si je ne m’attendais pas à accrocher (le côté SM très peu pour moi) je dois avouer qu’il me tarde vraiment de découvrir les prochains tomes !

    Et je suis dans le même cas que s3nchan, si ma femme tombait sur ma bibliothèque secrète (et bien cachée) je crois que j’aurais quelques problèmes, enfin tant que ce n’est pas une humiliation publique ça va lol

    Mais dans un autre genre je ne peux que te conseiller Nozokiana qui possède un véritable scénario qui repose sur un secret commun et le voyeurisme et le dernier arrivé « Attache-moi » qui je dois bien l’avouer est assez malsain dans un premier temps, mais qui donne envie de savoir jusqu’ou le mangaka à décidé de nous emmener ^^

    Bonne lecture !

  3. Kawa dit :

    @Mafone: Personnellement je préfère que ma copine sache ce que je lis ou regarde (même si elle ne comprends pas toujours mes choix) plutôt que de le lui cacher et de prendre le risque qu’elle tombe dessus et de devoir me justifier. Après c’est une question de point de vue et je respecte ton choix.
    En ce qui concerne Nozokiana, j’ai lu ton article au moment de sa publication et j’ai eut envie de me prendre la série. Seulement avec pas loin d’une 30aine de séries en cours, je dois restreindre mes choix et pour le coup je trouve qu’il y a trop de sexe dans cette série.

    @S3nchan: Hey mec qui c’est qui porte la culotte à la maison? toi ou ta femme? nan je rigole bien sur ^^
    Après je trouve malgré tout que c’est dommage de se priver … mais c’est aussi très noble de se refuser ce genre de petits plaisirs coupables pour madame ^^

  4. @ Kawa Bah elle ne descend jamais dans mon bureau et puis elle viendrait même à tomber dessus, cela fait 12ans et 2 enfants que nous sommes ensemble et je crois qu’elle me connait assez pour se douter que je possède un jardin secret et je trouve ça très bien comme ça. Maintenant cela reste mon choix et je ne me caches de rien, car mes nouveaux mangas sont dans un meuble tampon qui se trouve dans le salon libre à elle de regarder (et qui sait peut être les lit-elle )

    Sinon pour en revenir à Nozokiana, tout d’abord je suis content que mon article t’ai donné envie de le lire et je comprends que le nombres de séries en court deviennent de plus en plus nombreuses j’ai le même problème, mais Nozokiana même si tu zappes complètement les partie de jambes en l’air, le scénario tient vraiment la route et c’est pour moi suffisamment rare que pour se lancer à l’aventure, un jour peut être 😉

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